Chronologie
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Chronologie

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 1952
 Naissance à Paris 13 le 24 juillet.
Parents :
André Louis Jules Le Breton et Suzanne Yvonne Giès.
Une soeur de deux ans mon aînée : Françoise.

 1956
 Ecole maternelle, rue Traversière.

 1958
 Ecole primaire rue Charles Baudelaire.

 1963
 Entrée en sixième au Lycée Arago.

 1967
 Passage en seconde au lycée Charlemagne. J'y resterai jusqu'en fin 1968, date à laquelle j'intègre l'école Alsacienne.

 1968 - 69
 Ecole Alsacienne. Période faste mais plutôt turbulente. Je suis foutu à la porte de l'école Alsacienne à la fin de l'année.

 1970
 Lycée Rodin. Je décide de passer le bac en candidat libre en classe de première...Et j'arrive à l'avoir. Du coup je ne sais pas trop quoi faire.

 1971
 Je m'inscris d'abord en psycho...j'y passe trois mois. Puis je rentre en hypokhâgne à Rodin. Sympa, mais je ne termine pas l'année non plus.
Pendant l'été je travaille pour les hôpitaux de Paris au service du recouvrement avenue Victoria. Ensuite on me prête des bureaux dans les greniers de l'hôtel de ville où je dirige pendant deux mois une dizaine d'étudiants pour liquider tous les dossiers en retard. Le chef de service me voit promis à un bel avenir dans la fonction publique. Mais ça ne m'intéresse pas. J'obtiens un poste d'instituteur stagiaire pour la rentrée.

 1972
 Me voilà instituteur débutant. Je rencontre Robert Schiss avec qui on sera très copains et on fera les 400 coups.
Je fais la connaissance de Maud, ma première épouse. Rapidement on s'installe dans un trois pièces dans une arrière cour au 2bis de la rue de Lyon où mes parents possèdent un bel appartement.

 1973
 Nous déménageons avec Maud pour habiter avenue Ledru-Rollin. Je lâche le boulot d'instituteur pour une place au service marketing de la Compagnie Générale Maritime. J'y mets le boxon dans les livraisons de containers. D'un commun accord avec la direction on constate que je ne suis pas fait pour ce boulot. Je démissionne, mais j'ai droit au chômage...C'est juste avant la grande crise pétrolière.
A la CGM je rencontre un informaticien assez déjanté, Jean-Louis Meunier, avec qui on refait le monde. Il programme sur des cartes perforées. Je lui dis "ça serait bien si on pouvait faire du dessin animé sur ordinateur..."

 1974
 Période de chômage. Je fais des petits boulots à droite à gauche, en particulier des petits meubles en bois pour les copains. Je m'essaye à la bande dessinée, mais c'est nul...

 1975
 

Après avoir fait des travaux chez des copains de Maud, j'intègre la Scop Téma qui publie des bouquins militants, en particulier pour le PSU. Pendant quelques mois je suis responsable de la diffusion alors que je ne connais absolument rien à ce métier. Mais j'apprends assez vite grâce à Yves Jobert et ça me donne très envie de continuer à travailler dans le monde du livre.
Les relations sont dures avec Yves Jobert. Il a une très forte personnalité et il m'impressionne. J'essaye d'exister comme je peux mais je supporte mal l'autorité. De plus je suis mal payé. Un soir, lors d'une réunion publique je suis chargé de tenir le stand de vente des livres. On fait une toute petite recette que je refuse de reverser à l'éditeur. On s'engueule. Ce n'était pas correct de ma part. Peu de temps après la boîte dépose le bilan...


 1976
 Je me lance dans la librairie. Avec l'aide financière de mon ami Alex Merametdjian, j'ouvre la librairie "L'Oeil du Futur" rue des Envierges. (voir chapitre spécial sur ce site). On s'éclate avec ce magasin. Période très heureuse de ma vie, mais qui ne rapporte pas d'argent. On s'en fout. On s'en sort avec le salaire d'institutrice de Maud.

 1977
 C'est l'année de naissance de mon fils Louis-Gaël. Je sors de la clinique en pleine nuit d'été en pensant que c'est le plus beau jour de ma vie. Il a des petits ennuis de santé au départ. On le sépare de Maud pour l'emmener à Bichat puis à Tenon (service du professeur Bouillie...ça ne s'invente pas !). Maud reste aussi hospitalisée à cause de l'accouchement difficile. Je fais des navettes entre Louis-Gaël et Maud, mais je garde une pêche d'enfer.
A l'Oeil du Futur, on n'arrête pas de se bouger et d'organiser des expos, en particulier avec le dessinateur Philippe Druillet et aussi pour le lancement de l'épéhèmère magazine de bande dessinées : Nana (éditions Métal Hurlant).
Je fais plein de connaissances dans le monde de la BD et de la SF. Je vais aux conventions de la SF et aussi au festival de Metz. Je rencontre Jean Bonnefoy avec qui nous créons Dicotylédon, groupe de synthé planant. Puis Yves Frémion avec qui nous créons les Los Gonococcos. (voir fiches sur ce site).
Malgré tout à la fin de l'année on décide de fermer la librairie qui ne marche pas assez bien. J'intègre une autre librairie comme vendeur à Neuilly. Au bout de deux mois je me tire : c'était une librairie très catho et je ne pensais qu'à mettre des bouquins de SF gore en vitrine alors que le patron préférait vendre des missels... on ne pouvait pas s'entendre.
A la fin de l'année, j'intègre la librairie du Zodiaque (voir la fiche sur ce site). J'y resterai jusqu'en 1981 et je vais y vivre des moments exceptionnels avec Pierre et Gabrielle Béarn.

 1981
 Parallèlement à mon travail à la librairie, je commence à écrire des nouvelles et des articles.
Lorsque je quitte la librairie du Zodiaque, j'ai une chronique régulière au Quotidien Rhone Alpes. Je suis également lecteur aux éditions Denoël suite à la rencontre avec Elisabeth Gille lors du festival de Science-Fiction à Metz...

 1982
 On est en plein dans l'année des Los Gonoccocos.
Maud et moi achetons un vieux café de Ménilmontant. On transforme la cave en local de répétition. Les week-ends sont assez délirants.
Je lance le petit Fanzine Lard-Frit qui tient dans la poche (voir fiche sur ce site). J'ai pas mal de boulot entre les articles et les lectures pour Denoël.
Je commence à voir apparaître des micro-ordinateurs et ça me branche immédiatement. Je rêve de m'offrir un Apple //...

 1983
 J'ai revendu une partie de mes synthés suite à la dissolution des Los Gonoccocos...et j'ai acheté un Apple II !!
Aussitôt je me lance comme un fou dans la programmation (du BASIC...). Pendant l'été j'emmène l'ordinateur avec moi et j'écris le premier jeu d'aventures en français sur Apple II : le vampire fou. Il sera publié aux éditions Ciel Bleu.

 1984
 La saga de l'informatique est lancée. Je créé Froggy Software avec Fabrice Gille (voir fiche sur ce site).
Dans le même temps je collabore à différents journaux informatiques. Puis j'entre aux Nouvelles Littéraires grâce à l'entremise d'Isabelle Cabut, une fille formidable (également la maman de Mano Solo) rencontrée dans la presse informatique où elle était secrétaire de rédaction.

 1987
 Après avoir publié de nombreux jeux sur Apple II, je décide de mettre un terme à Froggy Software car Apple a abandonné l'Apple II pour le Macintosh qui n'est pas adapté au jeu. (écran en noir et blanc à l'époque).
Peu importe, je me consacre au journalisme informatique. J'entre comme chef de rubrique à l'ordinateur Individuel. J'effectue pas mal de voyages aux Etats-Unis pour des salons d'informatique. Période intéressante.

 1988
 Je quitte l'Ordinateur Individuel pour prendre la rédaction en chef du journal Mac Informatique chez Exa publications.
C'est aussi l'année de ma séparation avec Maud et de ma rencontre avec Caroline, aujourd'hui ma seconde épouse.

 1991
 Le groupe Exa publication connaît des difficultés financières et arrête plusieurs de ses titres. J'intègre le groupe Pressimages pour créér avec Philippe Daniloff (directeur commercial) Univers Mac, un mensuel sur le Mac qui connaîtra la succès. Mais les patrons, les frères Giudicelli, qui avaient promis de nous faire entrer dans le capital de la boîte Philippe et moi, ne tiennent pas leur parole.
Nous décidons donc de monter un nouveau projet et nous cherchons un financier pour le mettre en place. C'est à cette époque que je rencontre Géard Stévenin qui a racheté Calvacom et souhaite développer les activités de réseau. Je lui présente un projet de magazine hebdomadaire : Micro à Micro...

 1992
 

Naissance de ma fille Siam le 13 janvier. La même année, nous créons SIAM (Société d'Information Appliquée aux Médias) avec Gérard Stévenin, Philippe Daniloff et quelques copains qui ont bien voulu nous suivre dans cette aventure dont mon ami de longue date Francis Ascione.
C'est l'euphorie du lancement. En juillet je fête mes 40 ans...


 1993
 ...Il faut déchanter. Le journal coûte trop cher à fabriquer et ne se vend pas bien. Nous sommes trop en avance avec ce magazine sur les réseaux. Internet n'apparaît qu'en 1994...
Pas découragé, je créé MAM (Micro à Micro) pour publier un nouveau magazine mensuel cette fois : le Rayon High Tech. On tiendra un peu plus d'une dizaines de numéros (voir fiche sur ce site). Le rédacteur en chef en est Laurent Katz, un ami rencontré à Pressimages. On s'éclate bien avec ce magazine, mais encore une fois il faut se rendre à l'évidence : il est très dur de vivre de la presse.

 1994
 Anyware devient la société de référence pour mes activités. Elle l'est encore aujourd'hui (en 2006) à l'heure où j'écris ces lignes.
Nous nous lançons dans la production de cd-roms et dans la PAO pour entreprise. Tant bien qsue mal, nous arrivons à subsister. Gérard Stévenin me fait travailler pour les multiples sociétés de CalvaCom. Petit à petit je m'implique dans le Groupe CalvaCom et auprès de Gérard Stévenin.
Je fais entrer deux nouvelles sociétés dans le groupe CalvaCom : Tradim créée par Francis Ascione et Créactive créée par Emmanuel Varin.

 1998
 

Internet est là et bien là. Je développe des sites et des cd-roms. Je travaille désormais pratiquement seul et à la maison la plupart du temps. Alors pourquoi rester à Paris ?
Caroline et moi décidons de nous installer dans le Sud-Ouest, là où en 1985 j'avais acheté une toute petite maison de campagne (le Glaude) avec mes indemnités de licenciement lorsque les nouvelles littéraires avaient fait faillite.